(Arts et Culture, Chant)

Souvenirs… souvenirs…

Salle comble dimanche à la Gare du Midi de Biarritz. Peu de moins de 30 ans et une moyenne d’âge autour de 60! Ils avaient une vingtaine d’années en 1969, l’année de Woodstock et des premiers pas sur la lune, l’année où  « Peace and Love » ornait les murs des chambres d’étudiants. Beaucoup d’entre eux étaient venus chercher ici les émotions, les rêves et les espoirs de leurs 20 ans. Joan BAEZ, la « reine du folk », plus rayonnante que jamais, était sur scène.

Certes, les cheveux sont blanchis par le temps, mais la voix et les convictions sont restées les mêmes. Elle continue de prêcher la non-violence, de s’insurger contre les inégalités, de défendre les minorités et de se battre contre toutes les guerres. Deux chants en français pour prouver que la militante est toujours là: l’hymne des communards, « le Temps des cerises » et une chanson spécialement dédiée au président Obama, à la fin du spectacle, « le Déserteur » de Boris Vian.

Deux heures de spectacle, dans une mise en scène intimiste, accompagnée d’un seul musicien, chantant parfois a capella pour un public conquis et sous le charme quand elle entonne « Hegoak » en basque.

Joan Baez aime le Pays Basque. Elle y est venue plusieurs fois, dont une il y a 30 ans. Elle y était accueillie alors par les danseurs de Pinpirinak et une gerbe de fleurs. C’est également sous les fleurs qu’elle l’a quitté, dimanche soir.

Publié le 5 avril 2011

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