(Toros)

« J’ai grandi avec le Cordobès et j’ai mûri avec Ponce »

Il a tout juste 20 ans quand, le 22 août 1971, Michel URQUIDI franchit la barrera, le callejon, saute dans l’arène et se retrouve face au taureau… sans y avoir été convié. Il est ce que le milieu tauromachique appelle un « espontaneo ».

Sa passion de l’aficion, il la tient de son père, Ramon, natif de Bilbao et peon pendant plusieurs années. Tout petit il suit son père aux arènes et dès l’âge de 10 ans collectionne sur des cahiers d’écolier toutes les coupures de presse sur les corridas et leurs toreros.

Depuis son plus jeune âge, Michel rêve d’être matador; mais à l’époque, en France il n’y a pas d’école taurine, peu de toreros français et il est très difficile d’intégrer ce milieu très fermé. Le seul moyen pour Michel de se confronter à l’animal et à lui-même est de sauter dans l’arène au moment où personne ne l’attend… Un petit tour et puis s’en va… Deux charges du taureau… deux passes… et Michel est expulsé de l’arène par les peones et remis aux autorités. Il échappe à l’amende et s’en tire avec un sermon. « Ce qui m’a le plus impressionné, précise-t-il, c’est le souffle du taureau, que j’entends encore. Ce petit exploit ne m’a rien rapporté de plus qu’une énorme satisfaction personnelle. »

Depuis 2004, Michel est placier aux arènes de Bayonne (Porte D, Escalier 8), au coeur de l’aficion, au plus près des taureaux et des toreros.

Dans sa maison, une pièce, baptisée « la placita de l’aficion » est dédiée à sa passion, qu’il partage heureusement avec son épouse Christine. Il y collectionne affiches, photos, musique, videos, cape, épée, muleta et cahiers d’écolier. Il lui arrive aussi le soir de prendre la muleta pour faire quelques passes au fond du jardin…

Urquidi Michel 15.jpg

Tags : , ,
Cliquez sur les vignettes pour agrandir les photos.