(Agro-Pastoralisme)

Le jeune homme et son chien

« Txiko » est un border collie de 8 ans. C’est un chien tenace, travailleur, docile, concentré et qui ne supporte pas qu’une brebis traîne derrière le troupeau, c’est un rabatteur. Il règne entre Txiko et son maître Marcel, une franche complicité. « Les débuts ont été difficiles avec Txiko, il était très indépendant et ne faisait que ce qu’il voulait, mais il a eu un accident et c’est une épreuve que nous avons surmontée ensemble ; depuis c’est un chien de troupeau exceptionnel  » confie-t-il.

Marcel HUALDE est agriculteur et pompier volontaire de son état. Après avoir été boucher, routier et ambulancier, il a repris en 1990,  l’exploitation familiale des parents de son épouse aux Aldudes. A la tête d’un troupeau de plus de 200 brebis  et  d’un autre de 30 vaches, ce jeune quadra s’est pris de passion, il y a 5 ans, pour les concours de chiens de berger. Au sifflet, à la voix, au geste le chien obéit et amène le troupeau où son maître le décide. Txiko et Marcel ont commencé par gagner des petits concours amicaux dans les fêtes de village, puis Aramits, Saint-Etienne-de-Baigorry, Axpe, Onate, etc.. et les trophées se sont accumulés.

En 2009, une télévision iranienne avait organisé un petit concours pour faire un reportage sur les chiens de berger. Marcel a terminé 1er avec un autre de ses chiens « Onat », un jeune chien rouge de 5 ans.

A Onate, petite ville du Gipuzkoa, au pied du col d’Udana, se déroule chaque année, la finale officielle des concours du chien de berger. Marcel et Txiko ont été sélectionnés 3 fois et l’année dernière ils étaient sur la 3e marche du podium. Ce concours réunit des bergers du Pays Basque Sud, du Pays Basque Nord, de Catalogne, etc… Cette année encore, l’Iparralde avait 2 représentants: Marcel HUALDE avec Txiko et Michèle ACHERITOGARAY, jeune bergère d’Iholdy et son chien Alai. Malheureusement, pas de podium cette année pour les Basques du nord.

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Quartiers d’été pour les « manex tête noire »

Au Pays Basque, comme dans d’autres régions où le pastoralisme a toujours une place de choix, les troupeaux sont menés à l’estive à la fin du mois de mai, pour prendre leurs quartiers d’été.

Frantxoa et Ramuntxo Urrutia ont parcouru avec leurs 320 brebis « manex tête noire », race typique du Pays Basque… et quelques beliers, les 30 km qui les séparent de leur exploitation de Saint-Michel, près de Saint-Jean-Pied-de-Port, au pâturage de Leize Handi, au-dessus d’Esterençuby. C’est la transhumance. Le troupeau y restera jusqu’à la mi-octobre.

Les brebis sont seules la plupart du temps. Frantxoa et Ramuntxo montent les voir le matin et le soir, accompagnés de leur chien Pintto, gardien entraîné et efficace du troupeau. Un ou deux appels ou gestes du berger suffisent à Pintto pour rassembler les bêtes et ramener dans le troupeau les brebis égarées…


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Viva Xapata!

La culture de la cerise à Itxassou fait partie de la tradition agricole du Pays Basque, comme le piment à Espelette. Des 6000 arbres en production sur le terroir d’Itxassou, trois variétés font le bonheur des gourmands et gourmets.

Xapata est la plus courante et la plus connue. D’un rouge orangé à chair jaune, elle se consomme fraîche. Sucrée, parfumée et légèrement acidulée, elle vous met l’été en bouche!

Peloa et Beltxa, cerises noires à chair rouge et grenat, à la saveur sucrée,  se consomment aussi fraîches, mais sont surtout utilisées en cuisine. La confiture de cerise noire d’Itxassou accompagne agréablement un ardi-gasna (fromage de brebis) un peu trop sec. Les cerises noires garnissent aussi depuis toujours le gâteau basque, bien avant la crème pâtissière!

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La marque d’Urepel

Chaque année, à la fin du mois de mai, le village d’Urepel, en Pays Quint, résonne des cloches et clochettes des vaches blondes montant aux estives.

Le Pays Quint, au bout de la vallée des Aldudes, est une enclave indivis issu du traité de Bayonne signé en 1856, entre la France et l’Espagne. Il benéficie toujours aujourd’hui d’un statut très particulier. C’est une terre espagnole dont les habitants sont français, payant l’impôt foncier en Espagne et la taxe d’habitation en France!

Tous les ans de la fin mai à la fin septembre, les éleveurs de la vallée des Aldudes au Pays Basque, moyennant une redevance par tête de bétail, sont autorisés à emmener leurs bêtes paître dans les pâturages navarrais de Sorogain, à 1000 mètres d’altitude. Depuis près de 150 ans, les agriculteurs sacrifient à la tradition de la « marque d’Urepel », pour le bien-être de leurs troupeaux.

Plus de 300 vaches, sont ainsi marquées au fer rouge d’un « VE » (Valle de Erro), avant de rejoindre au bout de 2 heures de marche leur résidence estivale. Cette journée festive et conviviale est aussi l’occasion de réunir les autorités basques des deux côtés des Pyrénées.

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Le charbonnier