(Agro-Pastoralisme)

Sans terre et sans reproche…

Ttale et son épouse Jeanine, bergers « sans terre », louent depuis 16 hivers, un pacage et une bergerie (qu’ils ont rénovée), autour du lac d’Harrieta, à Saint-Jean-le-Vieux. Le propriétaire des terres, qui souhaite transformer sa bergerie en petite résidence estivale de 8 appartements, avec une date butoir de l’été 2013 (cause de permis de construire), veut rompre cet accord, exige le départ du berger et de son troupeau arguant de l’absence de contrat écrit entre les deux parties. Le berger sans terre et sans reproche n’a pour tout contrat que la parole qui lui fut donnée il y a 16 ans (hitza hitz) et les chèques versés au propriétaire. Il ne demande qu’un délai de 3 hivers, jusqu’au départ à la retraite de son épouse.

Dialogue de sourd… querelle de voisinage… avec en toile de fond le statut précaire, sans protection juridique des bergers sans terre.

Le syndicat ELB a apporté son soutien à Ttale, estimant que la terre agricole doit avant tout faire vivre les paysans et non alimenter des finalités touristiques et souhaite qu’une solution consensuelle puisse aboutir pour que le berger sans terre ne devienne pas un berger errant…

Publié le 19 octobre 2012

Ttale Ouret et sa femme Jeanine se sont expliqués devant l'entrée du domaine

Ttale Ouret et sa femme Jeanine se sont expliqués devant l’entrée du domaine

(Voir la suite…)


(Image(s) du jour)

Pour que la terre reste nourricière

Le syndicat ELB attire l’attention sur des pratiques de plus en plus fréquentes risquant, à terme, de réduire les terres agricoles à une portion congrue. Bassussarry, banlieue résidentielle du BAB, à deux pas du centre ville, une parcelle de maîs cultivée de 3,5 ha qui est en passe d’être vendue à un promoteur immobilier pour 4 800 000 €! Quand on sait qu’en tant que terrain agricole, elle est estimée à environ 18 000 €, la plus-value subite de la parcelle a de quoi surprendre!

Terrain, en principe inconstructible, une subtilité administrative (classement en zone 2AU) permet au promoteur d’espérer construire son programme d’ici 5 ans, après modification du PLU évidemment.

« Les terres agricoles disparaissent à grande vitesse sur la zone périurbaine » précise ELB « alors que des groupements de consommateurs tels que les AMAP, sont en recherche de zone agricole et maraîchère en périphérie du BAB. »

Seule la SAFER peut faire valoir son droit de préemption pour que cette terre reste nourricière.

Dernière minute: La terre vient d’être retirée de la vente

Publié le 19 septembre 2011

CP ELB Basussari 1.jpg