(Culture basque)

Monzon Pastorala

Bien que les textes les plus anciens de Pastorale ne datent que du XVIIIe siècle, tout laisse à penser que cet art théâtral souletin, transmission par l’expression orale de l’histoire, du patrimoine et de la culture basque, est beaucoup plus ancien.

Mêlant chants, danses, déclamations  sur un ton souvent monocorde, la Pastorale se joue en plein air. Elle est très codée et n’a pratiquement pas bougé dans sa forme depuis le moyen-âge. Tout le spectacle est en langue basque et peut durer jusqu’à 3 ou 4 heures! A priori, il semblerait n’intéresser que les initiés… à priori seulement, c’est tellement atypique, que chaque année le public de plus en plus nombreux, n’est pas composé que de bascophones.

Chaque année, c’est tout un village de Soule qui se mobilise pour offrir, l’été venu, sa Pastorale. Chacun a son rôle, du plus jeune au plus ancien et les répétitions commencent dès l’hiver pour que tout le monde soit fin prêt le jour venu. Traditionnellement, jusque dans les années 50,  les thèmes choisis étaient puisés dans les personnages historiques comme Alexandre le Grand (1850), Nabuchodonosaur (1906) ou Napoléon (1912), etc… Depuis les années 50, il y a eu un recentrage sur les personnages qui ont marqué l’histoire du Pays Basque et pour la première fois, Larrau offrait cette année une Pastorale en hommage à un homme qui en a marqué l’histoire contemporaine : Telesforo de Monzon.

Une vie… une Pastorale…

Auteur de pièces de théâtre, de poèmes, de chansons, écrivain, acteur, ministre, député, militant… Telesforo de Monzon a consacré sa vie à la culture basque et à la politique. Avec Pierre Larzabal, curé de Socoa, Jean Fagoaga et quelques autres, il sera à l’origine d’Anaï Artea, association chargée de venir en aide aux réfugiés basques. Il sera toujours présent à leurs côtés, au cours des nombreuses grèves de la faim dans la cathédrale de Bayonne et participera même avec des artistes basques à un rassemblement de soutien dans le cloître.

A sa mort, en mars 1981, ses amis d’Iparralde autour de son épouse, son frère et de nombreux prêtres lui rendront un dernier hommage, sur place avant ses obsèques à Bergara, sa ville natale,  devant une foule nombreuse

C’est toute cette vie, si riche et qui est une partie de l’histoire d’Euskadi, que les Souletins ont mis en scène dans une Pastorale qui avait la particularité d’être jouée devant des centaines de spectateurs qui avaient vécu ces moments-là…

Publié le 25 août 2011

Le Makila du début à la fin

Le Makila du début à la fin

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