(Société)

Les combats des femmes, mères, filles, soeurs…

Il est des combats que les femmes continueront de mener tant que les hommes continueront de se battre. Des combats pacifiques et obstinés, motivés par l’amour de leurs maris, fils, pères ou frères.

Quelles soient Mères de la Place de Mai en Argentine, Dames en blanc à La Havane, femmes d’Askatasuna au Pays Basque… elles sont là… avec pour seule arme le cri de leur désespoir. Mères de disparus, femmes de dissidents ou filles de prisonniers politiques, elles ne lâchent rien, manifestant pacifiquement, jour après jour, semaine après semaine pour obtenir vérité et justice. Rien ne les arrête, ni les harcèlements policiers, ni les menaces, ni la répression… elles sont là, simplement là, grains de sable dans une mécanique bien huilée.

Libération des prisonniers, arrêt de la guerre et des violences, liberté… sont les raisons pour les femmes des peuples opprimés, de descendre dans la rue. Si des femmes sans armes peuvent faire reculer certains, d’autres n’hésitent pas à intervenir par les armes. Pour mémoire, la manifestation contre l’apartheid à Sharpville  (Afrique du Sud) le 21 mars 1960: plus de 60 morts, essentiellement des femmes et des enfants et plus récemment le 3 mars 2011, à Abobo, en Côte d’Ivoire, 7 femmes tuées lors de la répression d’une manifestation de femmes, sans armes, réclamant l’arrêt des violences.

Réclamer la parité en politique ou chez les capitaines d’industrie, l’égalité des salaires ou une meilleure répartition des tâches sont des revendications de pays développés. Tous les jours, dans le monde, des femmes se battent, des femmes meurent pour le respect des droits fondamentaux ou seulement pour pouvoir exister en tant que femmes.

Publié le 8 mars 2011

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