(Sport)

La solitude de l’arbitre

Qu’il soit professionnel ou amateur, il a, sur le terrain, le rôle le plus ingrat. Applaudi par les uns, hué par les autres, il fait rarement l’unanimité dans ses décisions. Il reste néanmoins l’indispensable homme du match. Seul au milieu des joueurs des deux équipes, seul au milieu des supporters des deux équipes, seul entre les dirigeants des deux équipes, il tente, tous les week-ends sur tous les stades de France, de faire respecter les règles en maintenant l’harmonie… l’arbitre. Pour valoriser son rôle et son image, les quatre fédérations de rugby, football, handball et basket ball organisent jusqu’au 30 octobre, les 9e Journées de l’Arbitrage.

L’arbitre (de rugby) assisté de ses juges de touches, comme le président du Tribunal l’est de ses assesseurs, est seul à décider et sa parole a force de loi. Technologie aidant, l’arbitrage video, en compétition professionnelle, devient un outil d’aide à la décision, dont certains usent et abusent.  Sportif lui-même, préparé comme un coureur de fond, harnaché de micro et écouteurs (télé oblige!), il suit le ballon tout au long du match, avec une gestuelle très codée, à mi-chemin entre l’agent de la circulation au carrefour et le matelot sur le pont d’envol d’ un porte-avion!

Plus la division est petite, plus grande est la solitude. Que ce soit avant, pendant ou après le match, l’arbitre des petites compétitions amateurs assume seul toutes les tâches administratives et sportives. Que l’on soit d’accord ou non avec ses décisions, ne change rien au résultat du match… L’arbitre entre le dernier sur le terrain et le premier au vestiaire, après le coup de sifflet final… quelquefois sous escorte.

Publié le 24 octobre 2010

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