(Folklore)

Le réveil de l’ours

Le réveil de l’ours c’est la fin de l’hiver, les carnavals annoncent la venue du printemps. Si les ours se font rares  dans nos montagnes on les retrouve dans la majorité des défilés carnavalesques du Pays Basque. Hendaye cette année en avait fait en partie le thème de sa journée, Bayonne l’avait mis en cage en choisissant le cirque.

Les Caldereros. Plus original quelques bons vivants reprenant une tradition de nos voisins du sud ont depuis quelques temps renoué avec les Caldereros (chaudronniers). Accoutrements originaux, casseroles, poêles  et cuillères, pour faire du bruit, ils interprètent aussi de vieilles chansons au son de la guitare et de l’accordéon.

Publié le 10 Mars 2014

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(Folklore)

« Dantzaz » au coeur d’Hartzaro

Un des temps fort d’HARTZARO FESTIBALA reste le spectacle de danse du samedi soir. Spectacle à guichets fermés dans une salle comble, réaménagée pour accueillir plus de monde.

Au programme, trois créations avec deux troupes amateurs et une professionnelle du Gipuzkoa, dans des genres complètement différents.

« Zanpantzarren bidaia » (le voyage de Zanpantzar) est une création de l’association ASCA d’Ustaritz. Tout au long de huit tableaux, hauts en couleurs et en rythme, Zanpantzar parcourt le monde, en découvrant toutes ces différentes cultures et finalement revenir au Pays Basque. L’occasion pour les 20 danseurs et 8 musiciens de découvrir les musiques et instruments des différents pays traversés. De la danse, de la musique, de la pantomime et une touche d’humour…

« Buruz-behera » (la tête à l’envers) présenté par la troupe Izartxo, sur une chorégraphie d’Arantxa Lannes revisite les codes féminins. Une création faite par des femmes (18 danseuses) pour les femmes. A travers tous les clichés renvoyés par la société, la culture, les medias, les religions, la famille, etc… à travers l’évolution de la petite fille à la femme, il s’agit de s’extraire de ces codes et de s’affirmer en tant qu’être humain. Original et surprenant.

« Hnuy illa » (titre d’un recueil de poésie de Joseba Sarrionandia) est une création de la compagnie professionnelle du Gipuzkoa Kukai Tanttaka. La troupe dont la renommée déborde largement les frontières du Pays Basque présente un spectacle résolument contemporain sur une base très traditionnel. Cela donne un spectacle d’une grande poésie, en clair obscur transcendant les corps et les pas de danse, avec les textes de Joseba Sarrionandia en fond sonore.

Publié le 29 février 2012

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(Folklore)

Les enfants et le carnaval

Chaque année, c’est le même rituel dans toutes les villes et villages; chaque année, quand le printemps n’est pas loin, San Pançar doit faire pénitence et son jugement est sans appel: il sera brûlé au milieu de la liesse populaire. Moment le plus attendu des enfants, moment mêlé de crainte et de fascination.

A Ustaritz, comme ailleurs, la tradition perdure et les enfants attendent avec impatience e défiler costumés auprès de San Pançar, des gardes, zirtzils, pleureuses, du maire, du juge et du curé et… de l’Ours, personnage central de la cavalcade.

Instantanés du Festival Hartzaro, à Ustaritz.

Publié le 17 mars 2011

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(Folklore)

Quand les tambours envahissent Hendaye

Le traditionnel défilé des tamborradas du 20 janvier à Saint-Sébastien reste le plus célèbre. Vestiges des guerres napoléoniennes, tambours et tonneaux se répondent dans la nuit en arpentant les rues de la ville.

Depuis quelques années, il fait des émules de l’autre côté de la Bidassoa. A Hendaye, pour ouvrir les fêtes patronales de la Bixintxo (Saint-Vincent), ce sont quelques 700 participants de tous âges qui ont envahi les rues. La manifestation fait d’année en année, de plus en plus d’adeptes, chaque association jouant le jeu par la qualité de la prestation et la recherche dans les costumes… moins martiaux et plus locaux!

Le pavé grondait et la ville résonnait des roulements de tambours.

Publié le 24 janvier 2011

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(Folklore)

Mascarade souletine

Le Pays Basque est une terre de traditions.  Du réveil de l’ours (hartzaro) au retour du coucou (kukuaren kupela) en passant par les carnavals et la mort de San Pancar, villes et villages conjurent la rigueur de l’hiver et célèbrent l’arrivée du printemps au travers de spectacles de rues où thèâtre, chants et danses s’entrecroisent. Le plus codé de ces spectacles reste la mascarade souletine et ses personnages multicolores, ayant chacun un rôle bien déterminé. La trame du spectacle est une lutte symbolique entre villages; des barricades (aujourd’hui des victuailles pour encourager les participants)  sont dressées pour empêcher les envahisseurs d’investir les lieux. Deux groupes s’opposent joyeusement: les Noirs (beltzak) paillards et sauvages et les Rouges (gorriak) représentant l’ordre établi.

Les rémouleurs (xorrotxak) coiffés de casquettes surmontées d’un écureuil, les bohémiens (buhaimeak) mal rasés et adeptes de l’oisiveté et les chaudronniers (kauterak) vétus de noirs et masqués composent le groupe des Noirs, toujours prêts à sermonner et critiquer.

Les Rouges sont les plus connus des personnages.  Txerreroa, avec son bâton terminé par une queue de cheval ouvre la mascarade. Il est suivi de l’homme-chat (gatüzaina), de la cantinière (kantiniersa), du porte drapeau (ensenaria), de l’homme-cheval (zamalzaina), danseur le plus attendu avec la danse du verre, sur lequel après de nombreux entrechats, il doit poser son pied gauche. Le notable et son épouse (jaun eta anderea), un couple de laboureurs (laborari eta labararia) les maréchaux-ferrants (marexalak) les hongreurs ((kerestuak) et de jeunes danseurs (kükülleroak) composent le reste du cortège.  Chaque groupe intervient à tour de rôle et tout se termine dans une sarabande effrénée, au son de la txirula et du tambour.

Les prochains spectacles: le 28 mars à Alos, le 4 avril à Barcus, le 11 avril à Ordiarp, le 18 avril à Camou-Cihigue et le 25 avril à Larrau, village organisateur de la mascarade de cette année.

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