(Culture basque)

Kabalkada-toberak à Irissarry

Six mois de préparation pour renouer avec une tradition qui fit jadis la réputation du village d’Irissarry. Toute la population s’est mobilisée pour offrir, 75 ans après sa dernière kabalkadea-toberak, un spectacle dynamique, puisé dans la tradition populaire.

La base des toberak est un jugement théatral  d’un problème ou d’une décision qui ne satisfait pas la collectivité. Tout commence par un défilé qui conduit l’accusé, le juge et les avocats sur la place publique.Un spectacle satirique où sont mis en avant les tracas du village. Il s’agissait ici de la vente de 7 ha de terres agricoles à la Communauté de Communes pour y installer d’éventuelles entreprises. Que vont devenir les agriculteurs si il n’y a plus de terrains agricoles?

Les rire et l’ironie font partie intégrante du spectacle. Bertsu, danseurs, musiciens et autres zirtzils sont omniprésents, animant les intermèdes. A noter, les costumes des danseurs ont été refaits à l’identique de ceux de la Kabalkada de 1937.

Une petite remarque cependant. Tout le spectacle est en langue basque, c’est normal, mais pour les infos pratiques, il serait souhaitable que ce soit bilingue. En effet, devant l’affluence, une annonce a été faite pour demander aux parents de prendre les enfants sur les genoux et… on a pu repérer tout de suite où étaient les bascophones!

Si les derniers toberak à Irissarry ont eu lieu en 1937, d’autres moins solennels et plus politiques ont eu lieu dans les années 70, à Garazi, Baigorri ou encore Iholdy, au sujet d’un projet autour du lac. Le spectacle finira en bataille rangée entre les « pour » et les « contre » avec intervention de la maréchaussée… la vraie, celle-là!

Publié le 23 juillet 2012

Kabalkada-Toberak 2012

Kabalkada-Toberak 2012

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(Culture basque)

Adio Enaut…

Il était né à la veille de la Seconde Guerre mondiale et depuis 45 ans, Enaut LARRALDE chantait avec Enaut ETXAMENDI, son Pays Basque, ses combats et ses luttes, politiques ou économiques contre la spéculation foncière, particulièrement lors de la création d’un lac artificiel à Iholdy, dans les années 70!

Chanteurs engagés et militants de la première heure, ils chantaient  a capella sur toutes les scènes du Pays Basque, des deux côtés de la Bidassoa, des chansons contestataires dont leur plus grand succès « Volo, volo Carrero volo », écrite après la mort de Carrero Blanco.

Enaut LARRALDE ne chantera plus, appuyé sur sa canne… il repose maintenant dans le petit cimetière de son village natal, Ostabat.

Publié le 20 mai 2012

Eñaut Etxamendi, Eñaut Larralde

Eñaut Etxamendi, Eñaut Larralde

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(Culture basque)

Idoki… imbido… ttantto…

Après Chino, aux Etats-Unis en 2010, le Pays Basque accueillait le 34e championnat du monde de mus.

Ce jeu de carte d’origine basque, ressemblant au poker… mais de loin et au tarot… mais de loin… est un grand mystère pour les non-initiés. Le but du jeu est bien sûr, d’emmagasiner le maximum de points en ayant du jeu ou en faisant croire à l’équipe adverse que l’on en a, ou encore leur faire croire que l’on en a alors que l’on n’en a pas! Pour ça, tout un rituel de gestes ou de mimiques convenues et des annonces en basque. Grâce à la diaspora, ce jeu, aux origines lointaines, a conquis bon nombre de pays.

Douze nations étaient en compétition cette année: France, Euskadi, Argentine, Australie, Canada, Chili, Espagne, Etats-Unis, Mexique, Pérou, Uruguay et Venezuela.

La finale, à Ayherre,  a vu la victoire de l’équipe d’Euskadi 1, Antonio VINCENTE et Angel RIBERO, déjà vainqueurs en 2010, devant France 2 (Julien AMESTOY et Fabrice ETCHART) et le Mexique (Miguel MENDIBURU et Justo GUTIERREZ).

Rendez-vous est pris pour 2012, au Canada.

 

Publié le 31 octobre 2011

Antonio Vicente et Angel Ribero "Txapeldun"

Antonio Vicente et Angel Ribero « Txapeldun »

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(Culture basque)

Monzon Pastorala

Bien que les textes les plus anciens de Pastorale ne datent que du XVIIIe siècle, tout laisse à penser que cet art théâtral souletin, transmission par l’expression orale de l’histoire, du patrimoine et de la culture basque, est beaucoup plus ancien.

Mêlant chants, danses, déclamations  sur un ton souvent monocorde, la Pastorale se joue en plein air. Elle est très codée et n’a pratiquement pas bougé dans sa forme depuis le moyen-âge. Tout le spectacle est en langue basque et peut durer jusqu’à 3 ou 4 heures! A priori, il semblerait n’intéresser que les initiés… à priori seulement, c’est tellement atypique, que chaque année le public de plus en plus nombreux, n’est pas composé que de bascophones.

Chaque année, c’est tout un village de Soule qui se mobilise pour offrir, l’été venu, sa Pastorale. Chacun a son rôle, du plus jeune au plus ancien et les répétitions commencent dès l’hiver pour que tout le monde soit fin prêt le jour venu. Traditionnellement, jusque dans les années 50,  les thèmes choisis étaient puisés dans les personnages historiques comme Alexandre le Grand (1850), Nabuchodonosaur (1906) ou Napoléon (1912), etc… Depuis les années 50, il y a eu un recentrage sur les personnages qui ont marqué l’histoire du Pays Basque et pour la première fois, Larrau offrait cette année une Pastorale en hommage à un homme qui en a marqué l’histoire contemporaine : Telesforo de Monzon.

Une vie… une Pastorale…

Auteur de pièces de théâtre, de poèmes, de chansons, écrivain, acteur, ministre, député, militant… Telesforo de Monzon a consacré sa vie à la culture basque et à la politique. Avec Pierre Larzabal, curé de Socoa, Jean Fagoaga et quelques autres, il sera à l’origine d’Anaï Artea, association chargée de venir en aide aux réfugiés basques. Il sera toujours présent à leurs côtés, au cours des nombreuses grèves de la faim dans la cathédrale de Bayonne et participera même avec des artistes basques à un rassemblement de soutien dans le cloître.

A sa mort, en mars 1981, ses amis d’Iparralde autour de son épouse, son frère et de nombreux prêtres lui rendront un dernier hommage, sur place avant ses obsèques à Bergara, sa ville natale,  devant une foule nombreuse

C’est toute cette vie, si riche et qui est une partie de l’histoire d’Euskadi, que les Souletins ont mis en scène dans une Pastorale qui avait la particularité d’être jouée devant des centaines de spectateurs qui avaient vécu ces moments-là…

Publié le 25 août 2011

Le Makila du début à la fin

Le Makila du début à la fin

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(Culture basque)

Elle est passée par ici…

Une foule énorme et une grande fête pour l’arrivée de la 17e korrika à Donosti (Saint Sebastien). La course relais, organisée par AEK, afin de promouvoir l’enseignement du basque aux adultes  était partie 10 jours plus tôt, de Trevino, près de Burgos. 2000 km de course, sans arrêt, avec passage de témoin tous les kilomètres; 2000 km à travers les villes et villages du Pays Basque nord et sud, de jour comme de nuit, par beau temps ou sous la pluie, avec à chaque kilomètre un public plus ou moins dense, selon le lieu ou l’heure.

La korrika, c’est une énorme fête populaire, qui rassemble tous les deux ans,  toutes les générations avec pour objectif de faire vivre la langue basque. Pas de compétition, chacun va à son rythme, versant son obole pour le kilomètre à parcourir avec le précieux dossard.

Des images d’aujourd’hui et… d’hier, où certains auront un peu de peine à se reconnaître.

Publié le 19 avril 2011

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