(Agro-Pastoralisme)

Flash-back sur ardi gasna

Juillet 1974 dans les montagnes du Pays Basque du côté d’Esterenzubi. Rien n’était commode, seules les jeeps et les voitures du genre 4CV circulaient sur les chemins caillouteux, les liaisons étaient restreintes, le ravitaillement n’arrivait pas tous les jours…

Les chemins sont devenus carrossables, les kayolars sont en parpaings, les panneaux solaires fournissent l’électricité et le mobile est dans la poche. Le travail, en revanche, reste le même, les journées sont longues et contraignantes. L’amour du « bien faire » est lui toujours là et le résultat : un fromage de brebis…je ne vous dis pas !

Publié le 7 juillet 2014

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Sans terre et sans reproche…

Ttale et son épouse Jeanine, bergers « sans terre », louent depuis 16 hivers, un pacage et une bergerie (qu’ils ont rénovée), autour du lac d’Harrieta, à Saint-Jean-le-Vieux. Le propriétaire des terres, qui souhaite transformer sa bergerie en petite résidence estivale de 8 appartements, avec une date butoir de l’été 2013 (cause de permis de construire), veut rompre cet accord, exige le départ du berger et de son troupeau arguant de l’absence de contrat écrit entre les deux parties. Le berger sans terre et sans reproche n’a pour tout contrat que la parole qui lui fut donnée il y a 16 ans (hitza hitz) et les chèques versés au propriétaire. Il ne demande qu’un délai de 3 hivers, jusqu’au départ à la retraite de son épouse.

Dialogue de sourd… querelle de voisinage… avec en toile de fond le statut précaire, sans protection juridique des bergers sans terre.

Le syndicat ELB a apporté son soutien à Ttale, estimant que la terre agricole doit avant tout faire vivre les paysans et non alimenter des finalités touristiques et souhaite qu’une solution consensuelle puisse aboutir pour que le berger sans terre ne devienne pas un berger errant…

Publié le 19 octobre 2012

Ttale Ouret et sa femme Jeanine se sont expliqués devant l'entrée du domaine

Ttale Ouret et sa femme Jeanine se sont expliqués devant l’entrée du domaine

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Mais où sont passés les pottoks?

Fin janvier à Espelette, fin novembre à Hélette, les foires aux pottoks déplacent toujours du monde, professionnels ou simples curieux. La crise étant passée par là aussi, ils sont de moins en moins nombreux les pottoks à changer de mains en toute discrétion, sur la place du Fronton d’Espelette.

On cherchait les pottoks cette année, au milieu des chevaux de trait ou de selle, comme ce bel andalou assez nerveux,  des poneys, des lamas et des ânes… de plus en plus d’ânes. Pour mémoire et pour ceux qui le cherchent encore, le pottok est le petit cheval rustique du Pays Basque, d’environ 1.30m sous la toise, à l’abondante crinière, lui cachant les yeux quand il n’est pas face au vent.

Le pottok est à vendre, mais il y a de moins en moins d’acheteurs. Un peu plus encombrant qu’un chat ou un chien, il est passé de mode auprès des particuliers. Reste l’activité  loisirs, mais là aussi c’est la crise. Les centres équestres et autres poneys-clubs subissant une baisse de fréquentation, les ventes s’en ressentent aussi. Si pour les professionnels, l’ambiance était tristounette, les enfants de l’école voisine, les touristes de passages, les locaux plus citadins ont pleinement profité de ce spectacle particulier.

La Foire c’est aussi la fête…  l’occasion de se retrouver et d’échanger entre éleveurs et de se réconforter avec un petit en-cas de circonstance.

Publié le 27 janvier 2011

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La plus grande ferme du Pays Basque

LURRAMA, contraction basque de lurra (terre) et ama (mère), est le Salon de l’agriculture paysanne et durable du Pays Basque. Le thème de cette 5e édition était « l’Alimentation et la santé » avec conférence, repas gastronomiques, ateliers cuisine pour petits et grands, etc… Durant 3 jours, 20 000 personnes ont arpenté les stands pour découvrir les races locales de la ferme Lurrama, déguster les produits de l’agriculture paysanne et comprendre pourquoi il faut « manger bon, bien et local! »

LURRAMA, c’est aussi un rendez-vous familial et festif, populaire et convivial avec danse, musique, concerts, jeux de force basque pour les enfants.

LURRAMA, c’est également le plus grand restaurant du Pays Basque. Traditionnellement le dimanche, le repas des Chefs est concocté par 20 grands chefs du Pays Basque. Une occasion rare pour 700 convives, de savourer de la grande cuisine à partir de produits issus de l’agriculture paysanne.

Autre point fort, le concours de fromage d’AOC Ossau-Iraty. Il a été remporté cette année par Enaut Haritchelzar de Saint-Etienne-de-Baigorry

Publié le 5 novembre 2010

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Ils descendent de la montagne… les pottoks

Le pottok est une race de cheval basque, arrivé il y près d’un million d’années d’Amérique du Nord, en passant par l’Alaska et la Sibérie. Les peintures rupestres trouvées dans les grottes de Sare, d’Oxocelhaya et d’Isturitz prouvent que la race n’a pratiquement pas bougé depuis la préhistoire, en dehors de son adaptation au milieu environnant. Le pottok est un animal de petite taille, robuste, demandant peu de soins et… libre! Si chaque animal est bien identifié et appartient à un éleveur, le pottok vit très souvent en pleine liberté sur les flancs des montagnes basques, la Rhune, l’Artzamendi, le Baigura ou l’Ursuya.

PASTORE  LORE est une fête rurale, où chaque année à Ascain, le pottok est roi. Une fois par an, sur le versant de la Rhune, un troupeau de  300 têtes, est rassemblé par les éleveurs. Commence alors la transhumance vers le village. Le troupeau est encadré par des cavaliers en costumes et précédé par les joaldunak et c’est au galop que ces pottoks, presque sauvages, investissent le village.

Publié le 7 octobre 2010

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